[Cinéma] Once Upon A Time… in Hollywood

Coucou!

Eh oui, je sais, ça fait un demi-siècle que je n’ai pas mis les pieds par ici… Mais je suis de retour pour j’espère, une longue durée et je suis ravie de vous retrouver aujourd’hui pour vous présenter le dernier Tarantino : Once Upon A Time… in Hollywood. Il est l’un de mes réalisateurs préférés, je n’allais sûrement pas louper son dernier film au cinéma 😉
Avant de commencer, je vais vous faire un petit résumé de l’histoire derrière ce film, car oui, c’est un peu compliqué! On ne va pas se mentir, Tarantino fait des films d’auteur pour une « élite », et si on a pas toutes les billes pour comprendre son film ben clairement, on y comprend pas grand chose. On va donc commencer par le commencement ;).
Si vous ne savez pas ce qui s’est passé le 9 août 1969 à Hollywood, vous ne comprendrez pas pourquoi Tarantino décortique cette journée presque heure par heure, minute par minute et pourquoi il a choisi d’inventer cette paire de personnages fictifs qui viennent s’insérer dans la réalité historique pour la changer. Dans les années 60, Sharon Tate est une jeune actrice prometteuse d’une vingtaine d’années qui joue dans des sitcoms et dans quelques films, dont un, La Vallée des poupées qui lui apporte vraiment une notoriété et une nomination pour les Golden Globes. Nous sommes en 1967. Une année plus tard, Sharon épouse Roman Polanski (oui, oui) et tombe enceinte. Sauf que, le 9 août 1969, elle est sauvagement assassinée, enceinte de 8 mois, avec ses amis Steven Parent (un ami du gardien de l’immeuble de Sharon), Jay Sebring (ancien petit ami de Sharon), le scénariste Wojciech Frykowski et sa compagne Abigail Folger. Sharon avait 26 ans. Son sang a été utilisé pour écrire le mot « cochon » sur la porte d’entrée et son meurtre a été perpétré par la Manson Family, la secte du tueur en série Charles Manson, pour venger leur gourou.
Revenons à nos moutons donc, Once upon a time… in Hollywood de notre cher ami Tarantino.  Cinquante ans plus tard (il avait 6 ans lors du meurtre de Sharon), il nous livre sa version, où la star de télévision Rick Dalton (Léonardo DiCaprio) et le cascadeur Cliff Booth (Brad Pitt), sa doublure de longue date, poursuivent leurs carrières au sein d’une industrie qu’ils ne reconnaissent plus. A son casting 5 étoiles, il a ajouté Margot Robbie qui joue Sharon Tate, Emile Hirsh (Harvey Milk, Into the wild…) qui interprète Jay Sebring, Austin Butler, Margaret Qualley, Dakota Fanning et feu Luke Perry ❤ .

Ce film, c’est comment prendre un fait divers et le retourner à la sauce Tarantino! Il est clairement son film le plus personnel et surtout un hommage, une lettre d’amour au Hollywood des années 60/70. C’est également un regard porté sur l’industrie du cinéma et du divertissement associé à une histoire à la fois touchante et cynique avec en ligne de fond, l’horreur commise par la secte de Charles Manson. Il est très différent des autres films de Tarantino, ici, pas de sang qui gicle, pas de cascades, d’explosion, de courses poursuites… Tarantino a voulu se faire plaisir (comme souvent avec ses films), mais d’une manière totalement différente de ses précédentes productions.
Le film peut avoir quelques lenteurs (il dure quand même 2h45) mais dans l’ensemble j’ai adoré! La mise en scène, le jeu des acteurs (tous excellents), la qualité des dialogues, des costumes, des décors… tout est vraiment léché, millimétré, comme d’habitude avec Tarantino! Autre chose que l’on voit souvent dans le film, la manière dont il filme les femmes, comme si il les déshabillait du regard ou leur porte un oeil admiratif (attention, on est pas du tout dans un oeil pervers ou lubrique, on sent vraiment qu’il aime les femmes). Hitchcock avait d’ailleurs un peu la même manière de filmer les femmes dans plusieurs de ses films.

Le duo Pitt/DiCaprio fonctionne à la perfection, ils se complètent parfaitement dans ces 2 rôles, Di Caprio est excellent et Pitt le lui rend bien. Même si ce sont des rôles de composition, au fond, à travers cette histoire, on voit que la vie d’acteur n’est pas si simple quand le vent et/ou la roue tournent. Tout cela relève d’un nombrilisme exacerbé, absolument pas dissimulé (on le voit notamment dans la scène où Margot Robbie va au cinéma pour voir son propre film et se regarde presque avec admiration), qui vire rapidement au pathétique. On le réalise encore bien plus quand on voit que dans ce duo, l’un exploite l’autre, et que l’autre tend toujours la joue quoiqu’il arrive…

Bref, c’est un très bon film, j’ai vraiment aimé. Quelques longueurs. Et réservé à un public éclairé, voire cultivé sur les années 60 et 70 !

Vous l’avez vu? Qu’en avez-vous pensé?

Des bisous!

Adeline

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[Cinéma] Dragons 3 : Le Monde Caché

Coucou par ici!

Super contente de vous retrouver aujourd’hui pour vous parler de Dragons 3 Le Monde Caché ❤ !
Quatre ans et demi après le deuxième volet, Harold et Krokmou reviennent pour une toute dernière fois à l’écran! Il est sorti début février et il était très très attendu ! C’est Dean DeBlois qui signe ce dernier volet et Dragons c’est un peu « son bébé » car c’est lui qui a réalisé les 3 volets. La trilogie a pris son temps pour bien se faire, s’entourant des personnes les plus qualifiées pour ne pas décevoir les fans et récompenser leur attente ❤ . Au niveau des doublages, la VO est assurée par Jay Baruchel, America Ferrera, Cate Blanchett, Kit Harrington ou encore Jonah Hill. Bref, du beau monde! Et le pitch ça donne quoi? « Harold est maintenant le chef de Berk au côté d’Astrid et Krokmou, en tant que dragon, est devenu le leader de son espèce. Ils réalisent enfin leurs rêves de vivre en paix entre vikings et dragons. Mais lorsque l’apparition soudaine d’une Furie Eclair coïncide avec la plus grande menace que le village n’ait jamais connue, Harold et Krokmou sont forcés de quitter leur village pour un voyage dans un monde caché dont ils n’auraient jamais soupçonnés l’existence. Alors que leurs véritables destins se révèlent, dragons et vikings vont se battre ensemble jusqu’au bout du monde pour protéger tout ce qu’ils chérissent. » (source Allociné)

Alors ce film j’en ai pensé quoi? Eh bien ils finissent en beauté pour cette saga! On retrouve tout ce qui fait l’essence même de la saga : l’amitié, l’amour, le dévouement, la notion de famille, l’humour… et on découvre l’évolution de la relation entre Krokmou et Harold d’une manière très intéressante! Ils grandissent tous les 2 et leurs attentes deviennent différentes. L’histoire nous entraîne dans une aventure pleine de bravoure, d’humour, de magie, de rebondissements et le scénario est toujours aussi inventif même au bout de 3 films. L’histoire poursuit son évolution et Dragons 3 marque de façon effective le passage à l’âge adulte du héros, sa responsabilisation de « chef » envers sa communauté et donc, fatalement, l’abandon de certaines choses de son enfance (vous savez toutes ces petites choses rassurantes).
4 ans et demi séparent Dragons 2 de ce nouveau volet mais dans la temporalité de la série, une année seulement s’est écoulée depuis la défaite de Drago. Ce nouveau volet nous permet de constater combien l’utopie souhaitée par Harold dans le 2ème volet va trop vite, l’île recueillant plus de créatures qu’elle ne le devrait. Notre jeune héros doit faire face à ses responsabilités de chef, il arrive à l’étape finale qui le suit depuis 9 ans : à lui et à ses amis d’être les guides et non plus les apprentis! Le futur ne repose plus que sur les épaules de Harold qui garde tous les dilemmes pour lui, aussi bien les bons que les mauvais. Il doit supporter un grand poids sur ces épaules et trouver le juste milieu entre le bien-être de son village et le sien. Astrid l’encourage, la mère d’Harold se fait discrète mais pleine de bonne volonté (sans pour autant chercher à s’incruster)… chacun souhaite l’aider dans sa quête identitaire et montre la cohésion de tout ce village.
Du côté de Krokmou, (toujours aussi mignon), il a plus d’importance dans ce volet qu’il n’en a jamais eu, le coup de foudre pour une Furie Éclair constituant un des fils rouges du long-métrage. Eh oui, notre petit dragon tombe amoureux d’une petite dragonne aux beaux yeux bleus! Tout évolue en douceur pour lui tout au long du film et s’accompagne d’une scène de séduction très amusante qui, je trouve, reflète de façon appropriée et intelligente les efforts de communication entre Harold et Krokmou dans le premier film. Les sentiments de Krokmou montrent toutes les émotions possibles d’une relation amoureuse et son évolution en tant que dragon… mais aussi beaucoup de dilemmes (pour un dragon) : rester avec son ami? vivre sa vie? retourner à l’état sauvage? Beaucoup de questions qui trouvent des réponses pendant le film et qui montrent toute l’intelligence de ce dessin animé! Que l’on soit enfant ou adulte, chacun y trouve son compte dans ce film, les quêtes sont différentes entre l’humain et l’animal, mais au final, tout les rapproche.
Dernier point, la musique est absolument géniale! Encore une fois, on tombe sous le charme des musiques de John Powell, qui a également signé celles du 1er et du 2eme volet. Et la musique de fin est signée Jónsi chanteur du groupe Sigur Ros (qui commence d’ailleurs à signer plusieurs musiques de films car il a fait l’une de s musiques de la BO d’Aquaman).

C’est avec une grande nostalgie qu’on découvre la fin d’un cycle débuté il y a neuf ans et même si des suites ne sont pas exclues (comme la série Dragons dispo sur Netflix), la boucle est bouclée et notre saga préférée est désormais terminée. La scène finale du film termine la saga d’une manière tellement belle et poétique, qui donne envie de la voir encore et encore et encore!
Verdict ? Ce dernier volet tient toutes ses promesses, garantissant un ultime voyage prenant, cohérent, graphiquement et musicalement splendide et porté par un duo inoubliable. C’est un réel plaisir de retrouver les aventures de tout ce petit monde, humains et dragons! Et il va sacrément nous manquer…

Vous l’avez-vu? Qu’en avez-vous pensé?

Des bisous

Adeline

[Cinéma] Ralph 2.0

Coucou!

Super contente de vous retrouver aujourd’hui pour vous faire un retour sur le dessin animé Ralph 2.0 que j’ai vu samedi dernier avec Natacha et qu’on a adoré toutes les 2!
Six ans après Les Mondes de Ralph, Ralph 2.0 revient à l’assaut d’internet! La suite est réalisée par Rich Moore, le réalisateur du premier Les Mondes de Ralph et qui revient aux manettes de Ralph 2.0 après avoir réalisé Zootopie. Alors cette suite, elle donne quoi ? Commençons par le commencement pitch : « Ralph quitte l’univers des jeux d’arcade pour s’aventurer dans le monde sans limite d’Internet. La Toile va-t-elle résister à son légendaire talent de démolisseur ? Ralph et son amie Vanellope von Schweetz vont prendre tous les risques en s’aventurant dans l’étrange univers d’Internet à la recherche d’une pièce de rechange pour réparer la borne de Sugar Rush, le jeu vidéo dans lequel vit Vanellope. Rapidement dépassés par le monde qui les entoure, ils vont devoir demander de l’aide aux habitants d’Internet, les Netizens, afin de trouver leur chemin, et notamment à Yesss, l’algorithme principal, le cœur et l’âme du site créateur de tendances BuzzzTube… » (source Allociné)

Alors ce film, on en pense quoi?
L’histoire est très sympa. En jouant, une petite fille casse le volant du jeu Sugar Rush et Ralph et Vanellope veulent acheter un nouveau volant chez Ebay pour réparer le jeu. On quitte l’arcade de jeux pour aller dans un autre monde, le monde du web et ses infinies possibilités. S’en suivent des rencontres, des questionnements, qui font qu’on ne voit pas les 1h50 du film passer tellement c’est dynamique et bien construit!


La représentation d’Internet dans ce film d’animation est vraiment bien travaillée : les applications (Facebook, Amazon, Twitter, Ebay…) , les univers étendus (Star Wars, les princesses Disney, Marvel…) mais aussi la mise en scène assez drôle des pop-up, des spams et des connexions internet perdues comme exemples. Les enfants s’y retrouvent avec une histoire haute en couleurs, mais les grands aussi car le film est plein de références. Les réalisateurs de Ralph 2.0 ont inclus des caméos d’Amazon, d’Instagram, eBay et Snapchat, entre autres, et même de sites internationaux, pour ajouter de l’authenticité au film! J’ai lu dans une interview du réalisateur qu’ils se sont efforcés de faire de la Toile un univers familier pour les spectateurs, dans lequel ils se retrouvent, un peu comme avec la Gare Centrale présente dans le premier film (la multiprise qui s’apparentait à une gare ferroviaire). Dans Ralph 2.0, chaque utilisateur du web y est représenté par un petit avatar qui exécute ses ordres et qui se « promène » dans les méandres du web au fil de ses recherches. Et les petits avatars ressemblent un peu à des personnages Lego je trouve! L’un des autres thèmes du film est l’amitié! Celle qu’a créée Vanellope et Ralph et leurs divergences! On nous explique aussi que même si une amitié est forte, parfois les avis divergent et ce n’est pas grave, ça n’empêche pas d’être amis.
Les thèmes qui sont repris dans le film sont vraiment intéressants pour les enfants je trouve et c’est présenté de manière très intelligente! On y parle de virus, de téléchargement, des problèmes qu’il peut y avoir sur le net, le buzz… je trouve que c’est vraiment une bonne « base » éducative pour expliquer aux enfants le web, le tout avec le côté fun de Ralph! D’ailleurs François Xavier Demaison (qui fait la voix française de Ralph) et Jonathan Cohen (qui joue celle de Spamley) ont fait des petites vidéos rigolotes sur les questions que se posent les enfants à propos d’internet (dispo sur l’instagram disney france ou sur allociné).

Une autre scène que j’ai adoré, c’est celle qui réunit toutes les princesses Disney dans la même pièce qui était géniale! Pour la première fois dans l’histoire du studio on étend les univers (avec les princesses, mais aussi Star Wars) et ici, les clins d’oeil aux histoires personnelles des princesses au travers des dialogues rendent hommage à ces personnages emblématiques avec humour et une taquinerie bienveillante. On y retrouve toutes les princesses : Jasmine, Cendrillon, Pocahontas et Meiko, Mulan, Elsa et Anna… Vanellope fait d’ailleurs forte impression chez les princesses en leur montrant le charme d’une tenue un peu plus décontractée que leurs robes de princesses. Chaque princesse termine avec une tenue décontractée dans un style moderne qui reflète le parcours de chacune d’entre elles : le haut de Blanche-Neige est imprimé d’une pomme empoisonnée, celui de Elsa « Just Let It Go », une allusion à la chanson « Libérée, délivrée », sur celui d’Aurore on peut lire « Reine de la sieste » … C’est intelligent, assez drôle et je trouve ça juste génial! Petits trucs cools : pour la version originale, l’équipe du film a fait appel à Gal Gadot (Wonder Woman) pour prêter sa voix à Shank et à Taraji P. Henson pour celle de YESSS, une entrepreneuse du web! Après Empire et Les figures de l’ombre, elle joue ce personnage hyper badass et avant gardiste! Et pour la VF, l’équipe artistique a réussi, comme pour la VO, à réunir la plupart des comédiennes qui avaient prêté leur voix aux princesses Disney. On retrouve ainsi Bérénice Bejo (Merida dans Rebelle), Valérie Karsenti (Mulan), Mathilda May(Pocahontas), Cerise Calixte (Vaiana), Maeva Meline (Raiponce), Victoria Grosbois(Jasmine dans Aladdin), Marie Galey (Ariel dans La Petite Sirène), Emmylou Homs (Anna dans La Reine des neiges). Pas mal non?

Verdict? C’est un film familial, un bon divertissement pour les enfants avec cet univers ultra coloré et éducatif et un bon moment pour les adultes avec des références, des caméos, bref, un film intelligent! Je vous le conseille à 100%! Et surtout restez jusqu’à la fin du générique parce qu’il y a une petite scène supplémentaire à la fin!

Et vous, vous avez vu ce film?

Des bisous!

Adeline