Mes favoris de l’année 2019 #culture

Bonjour à tous!

Je suis ravie de vous retrouver aujourd’hui et je vous souhaite à tou(te)s une fabuleuse année 2020, qu’elle vous apporte tout ce que vous souhaitez, tant sur le plan professionnel que personnel, qu’elle vous apporte de l’amour, de la joie, beaucoup de bonheur, du temps pour en profiter et tout ce que vous souhaitez pour vous et vos proches!
Aujourd’hui, on se retrouve pour mes favoris culture de l’année 2020!

On commence avec les favoris cinéma de cette année! Il y en a eu 5 (mais je suis allée assez souvent au cinéma cette année quand même) :

  • Le Joker : Ce film, je l’ai tellement attendu qu’à sa sortie je trépignais! J’ai trouvé la prestation de Joaquin Phoenix aussi incroyable qu’annoncée par les critiques! Il est fantastique! C’est lui qui clairement porte le film. On apprend d’ailleurs que pour ce film, il a perdu 25 kilos, il dit lui-même que quand on perd autant de poids en si peu de temps, ça affecte ta psychologie! Mais ce n’est pas tout, pour ce film, on apprend qu’il a improvisé beaucoup de scènes sur le tournage, qui ont été gardé au montage. L’acteur dit lui-même que pour ce film, il ne pouvait pas tricher sur ce que ressent et subit Arthur. Pour l’histoire cependant, j’ai été un poil déçue, l’histoire est attendue et même si la psychologie du héros monte crescendo jusqu’à l’irréparable, il n’y a pas de « surprise ». Au niveau de l’esthétique, la photographie et l’image, absolument rien n’est à jeter, on est sur un très beau film esthétiquement parlant. La musique est également incroyable, presque comme un personnage supplémentaire. On ressort du film décontenancé et bouleversé ; et même si l’histoire est un peu « simpliste » ça fonctionne rien que pour la prestation de Phoenix. Vous pouvez lire mon avis complet sur ce film ici si ça vous intéresse 🙂

  • Toy Story 4 : Je n’ai absolument pas eu le temps de vous faire une revue de cet épisode car je crois que je suis allée le voir au moment du printemps du cinéma (ou de la fête du cinéma) et que j’en ai profité pour voir x films en quelques jours! Mais ça a été un de mes coups de coeur de cette année 2019! On retrouve Woody, Rex et Buzz non plus dans la chambre de Andy (parti à la fac depuis bien longtemps) mais dans celle de Bonnie, une petite fille qui entre en maternelle et ramène un jouet qui ne veut pas en être un : Forky (fourchette)! S’en suit des aventures extraordinaires pour nos jouets qui retrouvent durant leur voyage la belle Bo Peep, la bergère qui a, comment dire, un peu changé de style! Ce film est excellent car il retrace tout le chemin que Woody a fait jusque là et met bien en avant les caractéristiques d’un jouet et ce qu’un enfant peut éprouver pour celui-ci. Il y a un gros côté nostalgie sur ce film, le tout premier étant sorti en 95! Que d’émotion face à cette bande de jouets aventureux et facétieux, dont chacun possède une personnalité bien marquée, à travers des signes distinctifs incroyables et des expressions à tomber littéralement, au point d’oublier qu’il s’agit d’un film d’animation ! Toute la problématique de la dépendance à l’humain, ou à « son enfant », est ici bien abordée quand on la mesure à la liberté d’être et d’agir qui est pour certains un vieux rêve. Et que de nouveautés également avec Duke Caboom et son accent canadien, Ducky et Bunny, les doudous fluo et Forky, cette fourchette déjantée! Bref, un film drôle, émouvant, autant pour les enfants que les adultes et qui clôt la saga Toy Story (normalement) avec brio!
  • Dragons 3 : Le monde caché. Quatre ans et demi après le second volet, Dean DeBlois nous enchante avec la fin de la trilogie Dragons et les histoires de Krokmou et Harold! Et la fin est à la hauteur de ce que nous attendions. Un Harold qui grandit, mûrit, devient adulte et comprend son rôle de chef du village et un Krokmou qui lui aussi à sa manière devient adulte, indépendant et tombe amoureux. On retrouve tout ce qui fait l’essence même de la saga : l’amitié, l’amour, le dévouement, la notion de famille, l’humour… et on découvre l’évolution de la relation entre Krokmou et Harold d’une manière très intéressante! Ils grandissent tous les 2 et leurs attentes deviennent différentes. C’est avec une grande nostalgie qu’on découvre la fin d’un cycle débuté il y a neuf ans et même si des suites ne sont pas exclues (comme la série Dragons dispo sur Netflix), la boucle est bouclée et notre saga préférée est désormais terminée. Si vous souhaitez lire mon avis complet sur ce film, il se trouve ici!

  • Rocketman : Contrairement au film qui suit, là on est dans du biopic pur, celui de la vie de Sir Elton John! Il a lui-même choisi l’acteur qui allait jouer son rôle, Taron Egerton, mais a aussi donné carte blanche au scénariste du film (qui était également celui de Billy Elliott, qui avait à sa sortie marqué Elton John). Au final un film haut en couleurs, qui brouille les pistes entre fiction et réalité, le tout ponctué des chansons interprétées par Taron lui même! Je n’ai pas grand chose à dire sur le film, mis à part que je me suis prise une claque!
  • Yesterday : Que serait un monde sans Beatles? C’est la question que s’est posée Danny Boyle, réalisateur de 127 heures, Slumdog Millionnaire ou encore Trainspotting pour ne citer qu’eux. Jack Malik est un auteur-compositeur interprète en galère, dont les rêves sont en train de sombrer dans la mer qui borde le petit village où il habite en Angleterre, en dépit des encouragements d’Ellie, sa meilleure amie d’enfance qui n’a jamais cessé de croire en lui. Après un accident avec un bus pendant une étrange panne d’électricité, Jack se réveille dans un monde où il découvre que les Beatles n’ont jamais existé… ce qui va le mettre face à un sérieux cas de conscience (source Allociné). Déjà, je trouve le pitch incroyable, les Beatles disparaissent du jour au lendemain et un seul homme s’en souvient, et va donc profiter de cet événement pour lancer sa carrière musicale qui connait alors un succès fulgurant. Voilà, c’est simple comme bonjour mais il fallait y penser !! On est pas dans un biopic comme Rocketman ou Bohemian Rapsody, ici, on réécrit l’histoire « Et si les Beatles n’avaient jamais existé », le tout en leur rendant hommage évidemment! Le duo d’acteurs est top : Himesh Patel (qui n’a rien à voir avec Dev Patel) dont c’est le premier film et Lily James, qui joue Lady Rose MacClare dans Downtown Abbey et Debora dans Baby Driver ❤ . A ce chouette duo s’ajoute Ed Sheeran qui joue… Ed Sheeran, James Corden et Lamorne Morris (Winston dans New girl). L’idée bien que simpliste est exploité à 100% et nous apporte un film léger et agréable qui atteint son but en tant que « feel good movie », le tout avec l’humour anglais des comédies romantiques, les chansons des Beatles revisitées, la mise en scène est top, bref, ce film a tout bon pour nous faire passer un bon moment!

En 2019, j’ai regardé beaucoup de séries, mais ce ne sont absolument pas des séries sorties cette année! J’ai continué Outlander, Riverdale et Stranger things, commencées en 2018 mais sortie bien avant cela, j’ai (comme tout le monde) terminé Game of thrones, j’ai continué avec plaisir Peaky Blinders (je suis même en train de me les refaire en attendant patiemment 2021 d’avoir la suite) et j’ai terminé Jane the virgin, sortie fin décembre sur Netflix. Du coup, si vous avez des supers séries à me conseiller, je suis toute ouïe! 🙂

Voila pour mes favoris de l’année!

Les connaissez-vous? Quels sont les vôtres?

Des bisous!

Adeline

 

Mes films de Noël préférés!

Hello, hello!

Noël approche à grands pas et je suis ravie de faire partie du calendrier de l’Avent organisé par la blogueuse Serenamente (que je remercie d’avoir pensé à moi ❤ ). De fait, mon article du jour vous présente mes films de Noël favoris! Depuis début novembre, je me regarde des films de Noël en mode plaid et chocolat chaud au fond de mon lit! La faute à Netflix et à toutes les chaines télé qui en passent tous les après-midi du lundi au dimanche (genre ça me déçoit ahaha). Je suis une accro aux films de Noël (et j’ai lu sur un article que c’était bon pour la santé, alors, pourquoi s’en priver? 😉 ), j’adore ce côté hyper régressif, où tout se passe bien en mode « feel good movie » avec la neige et le père Noël comme cadre ❤
Du coup, entre Netflix, les téléfilms de l’après-midi sur tf1, m6, tmc (rayez la mention inutile) et ceux qui sortent au cinéma, quels sont mes films de Noël préférés et ceux que je vous conseille? On commence avec 2 classiques de Noël : L’étrange Noël de Monsieur Jack et Le Pôle Express.

L’étrange Noël de Monsieur Jack
Alors ce film, (qui est en fait un dessin animé) date de 1993 et a été tourné en stop-motion (c’est à dire de l’image tourné seconde par seconde). Il a d’ailleurs été le premier film tourné intégralement en stop motion de l’histoire du cinéma (instant culture). Il a ainsi demandé environ trois ans de tournage, une minute de film représentant, en moyenne, une semaine de travail. Ce film, pourtant de Noël, je l’ai découvert à Halloween! Il présente l’histoire de Jack Skellington, un épouvantail aux allures de squelette vivant dans la petite ville d’Halloween. En tant que roi de l’épouvante, Jack occupe ses journées à préparer la prochaine fête d’Halloween. Mais le terrible épouvantail, lassé de cette vie répétitive et monotone, va faire la découverte d’un bien étrange village, celui de Noël . Et si cette année, c’était lui qui allait fêter Noël ?
J’adore ce film, tous les ans je le regarde et j’en suis fan! Il ressemble à un conte hyper poétique et en même temps, le côté horreur lui donne une autre dimension! Il a été réalisé par le réalisateur Henry Selick mais ça se voit tout de suite que l’univers sort directement de l’imagination de Tim Burton qui fut le scénariste et le producteur de ce long-métrage !

Le Pôle Express
Encore un dessin animé (un peu plus récent que le précédent, il date de 2004)! A voir en famille comme le précédent! Je l’adore celui-ci, il est magnifique, tant au niveau du dessin que de l’histoire! Mais qu’est-ce qu’il raconte? 24 décembre. Minuit va bientôt sonner, et dans sa chambre, un petit garçon s’est figé. Tendant l’oreille. Retenant son souffle… Le Père Noël a-t-il eu une panne ? A-t-il oublié l’adresse ? S’est-il perdu en route ? Pourquoi n’entend-il pas tinter les clochettes de ses rennes ? Soudain, un train s’arrête devant chez lui. En route pour de merveilleuses aventures vers le Pôle Nord avec le Pôle Express… Réalisé par Robert Zemeckis en « performance capture », Le Pôle express est un film d’animation poétique, véritable conte de noël, qui nous entraîne dans le monde enchanté du pôle nord. Bref, il est magnifique et il me subjugue à chaque fois ! Il donne envie de croire au Père Noël (ou d’y croire encore dans notre cas aha).

On poursuit avec 2 téléfilms de Noël!

Le courrier de Noël
Sorti en 2018, ce film est avec Sarah Drew (April Kepner dans Grey’s Anatomy) et Niall Matter (il a fait beaucoup de films de Noël et d’apparitions dans des séries comme Good Doctor…). Il raconte l’histoire d’Hannah, créatrice d’une application de rencontre, qui rentre chez elle pour les vacances de Noël. Afin de trouver un nouveau modèle de rencontres et ainsi relancer son entreprise, elle participe à une correspondance anonyme. En recevant de magnifiques lettres, Hannah commence à croire que son correspondant de Noël pourrait être son âme sœur…
J’ai trouvé ce film très sympa! Outre la relation amoureuse qui fini bien (forcément, c’est un film de Noël aha). Dans une société où on ne jure que par les rencontres en ligne, je trouvais sympa l’idée d’aller à l’encontre des sites de rencontres, de se rencontrer « naturellement » ou ici par le biais d’une correspondance! Bref, c’est un film très sympa et mignon!

La promesse de Noël
Vous connaissez Jaime King? Elle a joué dans Sin City, dans The Spirit, Hart of Dixie, mais également dans le film de Noël La promesse de Noël! C’est un film datant de 2016, réalisé par David Winning avec également Lochlyn Munro (le papa de Betty dans Riverdale). L’histoire raconte celle d’Elise, chef d’entreprise qui déteste Noël depuis qu’elle a appris l’infidélité de son mari un soir de réveillon. À présent divorcés, les ex-époux cohabitent à l’agence de voyages qu’Elise a créée et, chaque année, la tension monte à l’approche des fêtes. De son côté, Nick, brillant avocat, est sur le point d’être nommé associé mais son patron ne promeut que des pères de familles. Nick décide alors de trouver une petite amie à présenter à son patron… Bon, vous voyez la suite venir, Elise rencontre Nick et s’en suit une histoire de Noël parfaite 😉
J’aime beaucoup ce film déjà parce que j’adore l’actrice principale, le couple Elise/Nick fonctionne à merveille et j’adore l’idée de l’histoire (un peu tirée par les cheveux, mais hyper drôle). En vrai, ce film ressemble un peu à La Proposition, mais version Noël !

Alors, celui-ci est un ajout de dernière minute car il vient tout simplement de sortir sur Netflix! J’ai nommé Klaus! Premier film d’animation de Netflix, Klaus ne manque pas de charme (il est réalisé en animation 2D, ça change de tous les films en 3D) et son histoire originale vous fera fondre! Petit plus : c’est Alex Lutz, Karine Viard, Ludivine Sagnier et François Berléand qui prêtent leur voix aux personnages! L’histoire raconte les origines du Père Noël (Santa Claus en anglais, d’où le nom de Klaus), avant qu’il n’enfile son costume rouge et blanc.
Jesper, qui s’est distingué comme le pire élève de son école de facteurs, écope d’une mission sur une île enneigée, au nord du Cercle arctique. Là-bas, les habitants ne s’entendent pas et ne se parlent presque jamais. Autant dire qu’ils n’entretiennent pas non plus de correspondance ! Alors que Jesper est sur le point d’abandonner, il trouve une alliée en la personne d’Alva, l’institutrice de l’île, et fait la connaissance de Klaus, mystérieux menuisier qui vit seul dans son chalet regorgeant de jouets artisanaux. Véritable surprise de cette fin d’année, Klaus s’est très vite révélé comme LE film de Noël à ne pas rater. Netflix ramène un peu de nostalgie dans la catégorie des films d’animation avec ce véritable dessin animé, réalisé à la main. Un beau conte à regarder entre petits et/ou grands en perspective 🙂

Sur Netflix, j’ai également fait d’autres belles découvertes cette année! Je vous conseille notamment Un Noël à croquer, la trilogie A Christmas Prince, The Holiday Calendar ou encore Un safari pour Noël !

Et vous, quels sont vos films de Noël préférés?

Des bisous!

Adeline

 

[Cinéma] Joker

Coucou!

J’espère que vous allez tous bien! Aujourd’hui, je vous retrouve pour vous parler du dernier film de Todd Philipps : Joker!
Il est le réalisateur de la série Very Bad Trip, Date Limite ou encore Starsky et Hutch. Pour ce nouveau film, il s’est entouré de Joaquin Phoenix dans le rôle titre, de Robert de Niro qu’on ne présente plus ou encore Frances Conroy (American Horror Story) et Zazie Beetz (Domino dans Deadpool). Bref, un super bon casting. Et niveau histoire ça donne quoi? « Dans les années 1980, à Gotham City, Arthur Fleck, un comédien de stand-up raté est agressé alors qu’il ère dans les rues de la ville déguisé en clown. Méprisé de tous et bafoué, il bascule peu à peu dans la folie pour devenir le Joker, un dangereux tueur psychotique. » (Allociné). On a entendu beaucoup parler de ce film, car il a été présenté (que dis-je, encensé) dans plusieurs festivals (Mostra de Venise, Festival de Toronto, Festival de Zurich) et à déjà rafflé un Lion d’or à la Mostra. On a entendu énormément de critiques sur ce film, bien souvent hyper positives, et du coup, j’avoue j’en attendais énormément! Du fait, j’avoue que j’ai été un peu déçue. Tout n’est pas à jeter, loin de là, mais il y a du bon, du très bon et du moins bon! Alors allons-y pour les explications.

Avant ce film, j’avais en tête l’interprétation de Heath Ledger en Joker mais j’ai adoré celle de Joaquin Phoenix, même si clairement, elles sont incomparables. Je suis une grande fan de cet acteur, j’admire beaucoup son travail! En tant qu’humain je le trouve très « torturé », un peu sombre et ça se reflète dans beaucoup de ses interprétations et ses choix de rôles je trouve! Pour la petite histoire, il avait un grand frère, River, également acteur, qui est décédé d’une overdose dans ses bras, alors que Joaquin n’avait que 20 ans. Ce qui peut expliquer qu’il se tourne souvent dans des personnages tristes, torturés, qui ont eu des vies pas simples etc. J’ai vu énormément de ses films (Her, La nuit nous appartient, Walk the line, Two lovers pour ne citer qu’eux) et il est bien souvent exceptionnel! Pour le Joker, cela ne déroge pas à la règle, il est fantastique! C’est lui qui clairement porte le film. On apprend d’ailleurs que pour ce film, il a perdu 25 kilos, il dit lui-même que quand on perd autant de poids en si peu de temps, ça affecte ta psychologie! Mais ce n’est pas tout, pour ce film, on apprend qu’il a improvisé beaucoup de scènes sur le tournage, qui ont été gardé au montage. L’acteur dit lui-même que pour ce film, il ne pouvait pas tricher sur ce que ressent et subit Arthur. Ce qui donne clairement une force à son personnage.


On le voit peu à peu sombrer dans la folie, une lente montée en puissance vers celle-ci et c’est en ça que le film est porté par son acteur! Chaque étape est décrite avec soin, de l’élément déclencheur à l’acte irrémédiable que l’on voit arriver avec toute la mise en place, toute la réflexion sous-jacente qui bouillonne dans sa tête ! C’est bien toute la vie d’Arthur Fleck, qui défile au son d’un rire vertigineux, indescriptible, saccadé… et sans fin (la scène du métro est d’ailleurs hyper impressionnante là dessus)! Plusieurs scènes du film sont d’ailleurs très marquantes, mais les scènes où il danse (improvisées par Joaquin) sont très impressionnantes, comme si il libère enfin son esprit de son corps, il semble enfin lui-même : aussi léger qu’une plume, il virevolte et paraît enfin bien dans sa peau. Après avoir passé toute sa vie courbé, à tenter d’éviter les coups, le voilà sûr de lui et confiant.
La progression narrative y va crescendo, on y apprend la maladie mentale dont il souffre (très bien amenée au passage), sa vie, son travail de clown et son projet de devenir humoriste, le lien affectif avec sa mère, le lourd secret de celle-ci, en somme, comment il devient le Joker. Au niveau de l’esthétique, la photographie et l’image, absolument rien n’est à jeter, on est sur un très beau film esthétiquement parlant.
Au final, ce film, c’est un peu le reflet de notre société avec toute la noirceur qu’elle contient : un être fragile psychologiquement, victime d’une société capitaliste et laissé pour compte, dont les garde-fous vont sauter un par un jusqu’à commettre l’irréparable. Pour se venger de ceux qui l’humilient au quotidien, son personnage se montre de plus en plus ingérable, jusqu’à se faire le porte-parole, terrifiant mais quand même attachant, des laissés pour compte de l’Amérique (un petit côté gilets jaunes diront certains).
La bande son est dingue! Elle a été composée par la violoniste islandaise Hildur Guðnadóttir. Et elle suit complètement le cheminement du héros, elle monte crescendo avec ce qu’il se passe à l’écran, c’est presque un personnage à part entière! Elle m’a foutu les poils plus d’une fois pendant le film!

Alors au final, qu’est-ce qui pèche? Eh bien pour moi c’est l’histoire. Il a de très bon passages, mais pour accentuer l’effet de la noirceur de Gotham sur le Joker, il y a des passages extrêmement lents et c’est un peu déroutant ce changement de rythme. Il y a de très très bons passages, la dernière partie du film nous tient en haleine, mais je trouve que le scénario reste assez « basique », certains points sont clairement attendus. Certaines scènes m’ont fait très mal au coeur, mais on me dit que je suis trop sensible 😉 . Au final l’histoire est le seul point qui m’a déçue, l’interprétation étant clairement tellement impressionnante qu’elle nous fait oublier le reste (mais du fait, la question se pose : si c’était un autre acteur que Phoenix qui avait joué le rôle, à quoi le film tiendrait-il ?)

Verdict ? Je vous le conseille, rien que pour le jeu de Joaquin Phoenix, cette longue ascension vers la folie. On ressort du film décontenancé et sous le choc, d’avoir vu son corps se déployer petit à petit, de l’être voûté et miséreux du début, à ce Joker dansant et virevoltant, rayonnant et parfaitement diabolique !

Vous l’avez vu? Qu’en avez-vous pensé? 

Adeline